Journée avec les forces de l'ordre et vote du projet de loi sur les données personnelles

Cher(e)s ami(e)s, 

La semaine dernière, j'ai passé une journée en immersion avec les forces de l'ordre de notre circonscription et de notre département. J'ai pu participer à des patrouilles de police à Draveil et de la Brigade anti-criminalité à Epinay-sous-Sénart. Ce déplacement sur le terrain m'a permis de mieux comprendre leur travail et missions. Nos forces de l’ordre travaillent dans des conditions difficiles, de nombreuses tâches indues les détournent de leur coeur de métier : enquêter, être sur le terrain et au contact de la population. 

Le Ministre de l'Intérieur a lancé la semaine dernière la police de sécurité du quotidien qui vise précisément à faciliter leur travail et améliorer la sécurité des Français. La PSQ va mettre fin à cette politique du chiffre inefficace qui les oblige à passer plus de temps en procédures administratives que sur le terrain. Pour illustrer cet état de fait : il faut 7h de procédures administratives pour 1h d'enquête sur le terrain. Le Ministre a annoncé près de 10000 recrutements, c'est un véritable effort qui mérite d'être salué. Pour que les solutions de sécurité soient adaptées à chaque territoire, près de 60 quartiers de reconquêtes républicaine et une vingtaine de départements recevront un renfort d'effectifs. 
Nous avons la volonté de façonner une police et une gendarmerie aux ambitions retrouvées, mieux soutenue par l’Etat et mieux formée pour garantir la protection des Français.

Par ailleurs, j'ai continué mes déplacements terrain sur les thèmes de l'Asile, de l'Immigration et de l'Intégration puisque j'ai participé aux réunions du pôle immigration et réfugiés de la préfecture de l'Essonne et je me suis rendu au Centre d'Accueil et d'Examen des Situations (CAES) de Ris-Orangis, à la Plateforme d'Accueil des Demandeurs d'Asile (PADA) d'Evry et au Centre d'Accompagnements des Assignés à Résidences (CARA) des Ulis. 

A l'Assemblée nationale, nous avons étudié la semaine dernière le projet de loi protection des données que nous avons voté hier en première lecture dans l'hémicycle. Ce texte garantit le droit à la vie privée en protégeant efficacement les données avec une règlementation plus simple et unifiée au niveau européen. Il devient contre-productif de contrôler les données à priori donc nous choisissons de faire confiance et de contrôler à postériori. En contre partie nous renforçons les pouvoirs de la CNIL et alourdissons les sanctions en cas de faute. Ce passage vers un régime de responsabilisation des acteurs permet d'alléger les démarches administratives et de réduire les délais de mise en oeuvre pour les entreprises. Enfin, nous avons souhaité renforcer le droit de rectification et d'effacement des données, il faut garantir un droit à l'oubli aussi en matière de données. 

Bien à vous tous

Marie Guévenoux
Députée de la 9e circonscription de l'Essonne
Secrétaire de l'Assemblée nationale