Les rodéos motorisés , les occupations illicites dans les résidences et la question douloureuse des cancers pédiatriques

Cher(e)s ami(e)s, 

Nous avons étudié la semaine dernière en commission des Lois de l'Assemblée nationale une proposition déposée par le groupe La République en Marche, et qui s'attaque à un problème qui nous concerne particulièrement en Essonne : je veux parler des rodéos motorisés. 

Cette proposition de loi vise à créer un délit spécifique et à réprimer plus efficacement l’incitation et l’organisation de rodéos motorisés. En Essonne, ce sont 97 rodéos qui ont été comptabilisés en 2017 et 62 depuis le début de l’année, deux jeunes y ont trouvé la mort... Dans notre circonscription, ce sont 300 jeunes qui ont emprunté l’été dernier une nationale entre Grigny et Saint-Germain-les-Corbeil en menaçant leur propre sécurité et celle des usagers de la route.

Il y a urgence à agir, cette proposition de loi crée une infraction spécifique et prévoit la confiscation judiciaire obligatoire du véhicule. Cette confiscation judiciaire aura un impact immédiat et durable. Par ailleurs, l’incitation, l’organisation et la promotion des rodéos sont visées dans cette proposition de loi avec notamment la sanction des publicités et communications sur les réseaux sociaux. C’est une mesure concrète, opérationnelle, qui donne des outils efficaces à nos forces de l’ordre. Je salue le travail de  l’ensemble des groupes qui avaient travaillé principalement sur ce sujet et qui ont voté ce texte en commission des lois. 

Nous avons commencé la semaine dernière l'étude en séance sur le projet de loi Logement et je souhaitais vous parler particulièrement d'un amendement de mon collègue Thomas Rudigoz que j'ai souhaité co-signer et qui vise les occupations d'espaces collectifs dans nos résidences. Elles génèrent un fort sentiment d’insécurité quotidien dans certaines zones sensibles et portent atteinte à la tranquillité des locataires tout en restant la plupart du temps impunies.

Cet amendement entend donc élargir le délit d'occupation illicite aux occupations collectives et renforcer les sanctions prévues pour la commission d’un tel délit, en augmentant la peine d’emprisonnement encourue de 6 mois à 1 an et en ajoutant la possibilité pour le juge d’interdire à l’auteur l’accès à certains lieux pour une durée maximale de 3 ans. Je me réjouis de son adoption et je pense qu'il contribuera grandement à la tranquillité et à la sécurité des personnes qui subissent ces occupations quotidiennement dans leur résidence. 

Enfin, je tiens à relayer ici une rencontre bouleversante que j'ai eu à l'Assemblée nationale il y a quelques jours lors du colloque Grandir Sans Cancer. Il s'agit d'une fédération d'associations et de professionnels de santé qui s'engage pour la recherche sur les cancers pédiatriques. Ils sont venus à l'Assemblée nationale pour sensibiliser les députés à leurs problématiques et sont en recherche d'engagements forts pour soutenir cette recherche, proposer de mieux associer les familles à l'utilisation des fonds publics et pousser la création d'un fond annuel dédié à la recherche fondamentale, translationnelle et clinique sur les cancers des enfants et adolescents. Des députés dont ma collègue Amélie de Montchalin, députée de l'Essonne travaillent à cet objectif dans le cadre de la commission des finances et des missions budgétaires. Je vous encourage à visiter leur site internet pour plus d'informations sur leur engagement. 

Bien à vous tous, 
Marie Guévenoux 
Députée de la 9ème circonscription de l'Essonne 
Secrétaire de l'Assemblée nationale